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Révision du schéma directeur vélo de Brest métropole

Posté le par Guilhem T.

Globalement, le schéma directeur fait part de bonnes intentions, mais se contente de dire "on devrait améliorer la sécurité à vélo". Pas ou peu d'objectifs concrets, hélas.Je note un point avec lequel je suis totalement d'accord : la sécurité dans les ronds-points. Ce sont des zones dangereuses pour les cyclistes, comme les deux mentionnés dans les points à améliorer zone de Kergaradec. En revanche, je vois mal pourquoi vouloir en installer toujours plus. Pourquoi vouloir en faire de nouveaux rue de l'Harteloire, alors que les feux rouges garantissent bien mieux la sécurité des cyclistes ?Dans ce schéma directeur, je n'ai rien vu concernant un éventuel réaménagement du haut de l'avenue du général Paulet. Pourtant, nous manquons réellement d'un itinéraire sécurisé pour accéder à la zone de Kergaradec à cet endroit. Les dépassements dangereux sont légion. Je note également qu'aucune extension de la bande cyclable rue Jeanne Chauvin n'est prévue. Rien n'est prévu non plus dans les rues alentours, toutes neuves pourtant. Alors quel intérêt de faire 100 mètres de bande cyclable, puis plus rien ? À ce compte-là, autant ne rien faire du tout ! Ou alors serait-ce juste pour respecter la loi LAUR ?Toujours concernant les axes dangereux, je note qu'un réaménagement "dans le sens montant" uniquement est prévu rue de Paris, "en profitant des infrastructures pour les transports en commun". En quoi cela consiste-t-il concrètement ? S'il s'agit juste de peindre des pictogrammes vélos sur une voie de bus, je ne considère pas cela comme un aménagement, juste un bricolage. Et qu'est-il prévu sur cet axe pour faire ralentir les véhicules motorisés ?Mais peut-être devrait-on commencer par corriger les erreurs commises lors de la création des infrastructures précédentes ? Du côté de l'amélioration de l'existant, est-il prévu de supprimer les lampadaires au milieu de la piste cyclable longeant le tramway rive droite ? Toujours sur cette même piste, il faudrait inverser l'ordre des priorités des feux au niveau de l'entrée de Brico-dépôt. Le feu vélo devrait être vert en permanence, et celui voitures rouge, ne se déclenchant uniquement qu'à l'arrivée d'un véhicule. Le système actuel est ridicule : aucun cycliste ne s'arrête au feu rouge pour appuyer sur le bouton et le déclencher ! Enfin, une expérimentation est prévue à Plouzané concernant la suppression des cédez-le-passage de la piste cyclable (enfin !), dont on ne voit d'ailleurs pas vraiment la raison de leur présence. Sur quels critères se fera le jugement d'étendre cette décision aux autres pistes ? Et à quelle date ?Un point est totalement absent de ce schéma directeur : quelles mesures sont prévues pour faire respecter les aménagements cyclables actuels ? Je ne compte plus le nombre de camions de livraison de voitures garés sur la bande cyclable rue de Gouesnou, par exemple. Les riverains s'en servent également comme parking. Résultat, je ne passe plus par là, car il devenait trop dangereux de circuler dans ces conditions. Le meilleur aménagement du monde ne sert à rien si des véhicules se stationnent dessus !En conclusion, je dirais que, pour avoir des aménagements bien conçus, il faudrait les penser d'abord pour les cyclistes et les piétons, et ensuite seulement pour les véhicules motorisés. Sinon, on continuera d'avoir des "aménagements" sous forme de bouts de trottoirs ou coups de peintures donnés "là où il reste un peu de la place"...

Révision du schéma directeur vélo de Brest métropole

Posté le par Valérie P.

Observations généralesLe vélo est mon moyen de déplacement quotidien depuis 2,5 ans, et régulier depuis plus de 20 ans. A Brest, cela reste hyper dangereux. En l’état actuel, je ne permets pas aux enfants de moins de 20 ans de prendre leur vélo pour aller à l’école ou en fac.Les cyclistes, dont je fais partie, ne sont pas forcément des grands sportifs qui s'arrêtent et repartent sans mal, pour ma part j'ai 60 ans. L'effort dans les côtes fait "tanguer" le vélo" et les voies cyclables ne sont pas assez à l'écart de la partie voiture.Il y a des kms de pistes qui sortent de nulle part (garage immeuble par ex) et s'arrêtent brusquement. On a l’impression que les pistes disparaissent dès que la circulation devient particulièrement dangereuse. Dans ces conditions se glorifier de création de kilomètres supplémentaires tous les ans, ne peut faire plaisir qu’à ceux qui ne s’en servent pas !Dès qu'il y a des travaux, c'est la piste/bande cyclable qui saute.Les fameux axes de 'circulation apaisée' sont pensés pour les voitures, il faut séparer les vélos. Sur des axes neufs comme rue du général Paulet, à 30 km/h, il y avait toute la place pour faire une piste séparée. C’est une mauvaise idée de supposer que puisque personne ne roule vite, il n’y a plus de problème, la question est le partage de l’espace. C’est d’ailleurs ce qui se fait dans les villes ouvertement et réellement pro-vélos.Le tracé des pistes ne semble pas pensé, par exemple au bas de la rue Jules Lesven. J'aimerais parfois mettre les concepteurs sur un vélo et les suivre pour voir comment ils se débrouillent pour s'en sortir sains et saufs et sans mal de mer !Quant on arrive sur les giratoires, les pistes ou voies cyclables doivent être continues, on devrait pouvoir passer à gauche ou à droite par les passages piétons, sur des emplacements dédiés évidemment par en empiètant sur la place dédiée aux piétons.On ne devrait pas être bloqué derrière un bus à son arrêt, surtout en montée, il devrait y avoir des dérivations qui passent derrière les abribus par exemple. A Brest, on a l’impression au contraire que les trottoirs sont encore plus hauts à ce niveaux.On devrait pouvoir tourner à droite en roulement continu (même très ralenti) surtout en montée quand il y a des stops, des feux ou des cédez-le-passage. Prévoir une voie réservéeIl faudrait une véritable intermodalité tram/bus/car/ascenseur/téléphérique/velos. Les plages horaires réservées sont ridicules. Brest ne semble pas comprendre que c’est un moyen de transport pour aller au travail aussi.Tous (ou la majeure partie si danger avéré) les sens uniques devraient être à double sens pour les vélos.Les feux tricolores devraient pouvoir être déclenchables par les cyclistes.On manque cruellement de garages sécurisés. Je ne laisserai pas mon vélo à la gare toute la journée par exemple, et le nombre de boxes est beaucoup trop faible. Il en faudrait davantage dans la ville. Sans parler de boxes sécurisés, le nombre d’endroits où simplement attacher son vélo est affligeant.Les pistes sont mal entretenues, il m’est arrivé à plusieurs reprises de me retrouver instantanément sur la jante, après avoir pris un tesson de bouteille dans le pneu.On pourrait partager plus de trottoirs avec les piétons (ces derniers restant prioritaires bien sûr) comme sur le Parvis de La Défense par exemple où le message est répété partout.La coexistence avec les bus dans les couloirs dédiés, comme avenue Le Gorgeu par exemple est très stressante. Qui n’a pas roulé vent debout et bus au cul là-bas ? Le passage sur le trottoir est quasi obligatoire, et si on prend en compte la largeur des trottoirs, il y aurait toute la place. Quant au pont Schumann, dans le sens où on ne peut pas prendre le trottoir, la voie de bus s’arrête brusquement avant le carrefour de la place Albert Ier, qui est une des plus dangereuses je pense. Il faudrait l’aménager pour passer par les passages piétons, en les agrandissant évidemment.L’absence presque totale de voie cyclable dans les descentes ne laisse pas de place aux vélos. C’est pas parce qu’on descend qu’on a envie de se retrouver coincé entre 2 voitures qu’on énerve.Exemples d’endroits accidentogènes et très mal pensés, voire pas pensés du tout pour les vélos : Bas de la rue Pierre Sémard, mort assurée. Déjà la rue elle-même est très dangereuse (trottoir très étroit sur une bonne partie et sous le pont, voitures lancées), mais arrivé en bas, il faudrait dérouter les vélos sur les trottoirs et passer par les passages piétons.La rue Poullic al Lor est également une énigme : certes les vélos peuvent la descendre à partir de la rampe du port, mais il n’a pas été pensé à ceux qui montent ! Soit il faut emprunter la bande cyclable qui descend, au risque de se prendre un cycliste qui descend aussi, soit on est supposé monter derrière les voitures qui font du surplace et redémarrent en côte, et les cyclistes aussi ? Impossible ! La partie sens unique avec feux, devraient laisser passer les vélosLe rond-point de la gare est également une aberration. Quand on remonte du port, la voie bus est squattée par les cars qui stationnent. Avec tout l’espace disponible, on pourrait passer par la partie gauche du parking de la gare et à côté des boxes et remonter sur un espace dédié sur l’esplanade-trottoir (où souvent des voitures et fourgons stationnent aussi) et tourner bd Gambetta ou continuer sur Clémenceau par le trottoir. Idem pour aller sur la rue de Lyon, tourner à gauche avant le rond-point et continuer en passant le long du jardin Kennedy.Boulevard Gambetta au début (maintenant après le feu de la rue Victor Hugo on peut prendre le trottoir jusqu’au moment où face à la rue Richelieu il disparaît dans l’Ether !), on devrait pouvoir partager l’espace avec les piétons en roulant au ralenti bien sûr et en leur laissant la priorité.Une autre étrangeté au niveau de la grande Poste. Les vélos peuvent remonter devant le Multiplexe, mais par quel miracle peut-on arriver au début de la bande cyclable dessinée ? En sautant par-dessus l’herbe de la voie de tram ?Au niveau de la fac Ségalen, il devrait y avoir aussi une piste en remontée vers l’hôpital et passer d’un bord à l’autre par les passages piétons à élargir évidemment. Quant à la piste qui vient de la piscine Foch et qui ramène les cyclistes sur le rond-point du Multiplexe et de la fac, même pour tourner sur le bd Clémenceau, on se demande qui a pensé à ça ? Il faut faire éviter de pénétrer sur le rond-point, celui-là est particulièrement flippant.Quartier Keruscun-Pilier Rouge, un certain nombre de sens uniques sont maintenant permis aux vélos en contresens ce qui est très bien, mais il faudrait en étendre le nombre. Rue Kerjaouen par exemple ce n’est pas le cas, alors qu’elle est sensiblement plus large que les rues Gonidec ou Keruscun.Après le pont de Recouvrance quand on va vers la maison de la Fontaine par exemple, il faudrait pouvoir continuer en venant du trottoir du pont, sur le côté gauche du bas de la rue de la Porte pour tourner vers la gauche. (Si on vient du Port de commerce, on se retrouve fatalement sur le trottoir de gauche (direction Recouvrance) à moins de sauter par-dessus la séparation médiane de la rue.Ce n’est pas exhaustif, mais un relevé d’endroits où je passe souvent, je pense que tous les cyclistes ont des idées pour leur quartier et les endroits sur leurs trajets.